29 mars 2006
La Famille Arésienne.
Ma famille, c'est sacré.
Ma famille, c'est un peu trop du côté de ma mère et pas assez du côté de mon père. Quand je dis pas assez, c'est vraiment une hyperbole, parce qu'en fait c'est pas du tout. Mon grand-père change de trottoir quand il me voit, c'est pour dire!
Quand je dis trop pour l'autre partie, c'est vraiment trop. C'est des factures de téléphone de fou tellement on s'appelle souvent. Dany Boon a raison. On s'appelle pour se dire qu'on est bien rentrés..; c'est grave mais c'est comme ça.
Vous vous demandez surement pourquoi je vous parle de ça. C'est tout simplement parce qu'en ce moment, c'est pas génial. On dit qu'on est toujours hanté par les fantômes de son passé. J'irais même jusqu'à dire que ces fantômes survivent à plusieurs générations.
Je pense que c'est commun à toutes les familles. On a tous une personne dans son entourage proche qui s'est suicidée/tuée, une qui est partie/morte, une qui vole/taxe/fait de la prison/a déménagé loin.
C'est commun mais ça forge et fait l'identité de chacun.
C'est vrai que c'est extrêmement important la famille. C'est un genre de petite société qui donne son avis sur tout, un nouveau pull, une nouvelle coupe, une nouvelle conquête, un nouvel ami. Mais si on ne s'en rend pas vraiment compte, la famille, c'est un aperçu de la société. C'est même le test avant ce qu'il y a dehors et ce qui nous attend. C'est une barrière ou un point de contrôle avant d'être soumis au regard des autres.
La famille, c’est aussi des disputes, toujours violentes, jamais anodines. Des rancoeurs qui durent parfois 5 ans ou 10 ans, parfois même à vie. Des histoires qu’on ne pardonnera jamais, des histoires qui seront toujours couvertes de mystères, d’énigmes.
La famille, c’est aussi des tabous, des secrets qui resteront à jamais secrets, des rumeurs qui prennent vite trop d’ampleur et qui ne cessent de résonner. Ce peut être la pire chose comme la meilleure.
La famille, c’est aussi la belle famille, celle qu’on ne veut pas vraiment mais dont parfois on est satisfait.
La famille, c’est un grand mélange, un grand melting pot, qui parfois sépare et divise, qui parfois rassemble et unit. C’est la chose la plus instable que je connaisse. On s’y marie, s’y sépare, on s’y trompe. Elle nous console, nous exclut, nous fait ou nous défait.
La famille, c’est tout, c’est un univers, un mélange, un échange, un lieu de discussions, de délibérations.
La famille célèbre à la fois la mort et la vie. Elle s’enterre et se recrée à l’infini.
J’ai une cousine dans le Sud qui n’a pas connu son père et que je vais revoir. J’ai deux oncles qui ne verront jamais leurs enfants grandir. J’ai un grand-père qui n’assistera pas à mon mariage. J’ai une grand-mère qui a passé sa vie à croire être la seule femme que son mari pourrait aimer. J’ai un cousin qui est suicidaire et récidiviste. Je crois que je vais m’arrêter là.
La famille est parfois sans pitié. Quand elle juge, c’est indiscutable.
Quelqu’un a dit « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille ». Ce grand auteur a raison, vraiment. Mais une famille, n’est-ce pas entièrement composé d’amour ? Tout est basé sur ça.
Certaines familles sont pires que la mienne. D’autres sont mieux : j’aime la mienne plus que tout au monde, aussi imparfaite soit-elle, et je tuerai pour la défendre.
Ma famille je l’aime. Même si elle est à la fois ma faille et ma force.
25 mars 2006
less than shit.... Is that possible?
Première journée de boulot terminée. je suis exténué, vidé, niqué, et plein de trucs en "é".
Je viens d'apprendre qu'il y avait deux autres personnes pour le poste que je vise, et qu'elles vont être à l'essai, comme moi, les deux samedis qui arrivent. Je recevrai un coup de fil à l'issu de ses deux semaines pour savoir si oui ou non, je suis pris.
J'ai vraiment bossé dur aujourd'hui, parce qu'un samedi de mars dans un magasin de costumes pour mariage, banquets, cocktails, c'est speed toute la journée. J'ai bossé neuf heures, avec une coupure déjeuner qui n'a duré qu'une demi-heure et qui s'est terminée tellement vite.... Un peu larbin quoi. Du matin, personne ne connaissait mon nom. Dans l'après-midi, ils ne faisaient que le crier. Moi, je courais partout, avec le sourire aux lèvres, parce qu'il le fallait, et l'air dynamique, comme le patron dit si bien. Mes neurones s'entrechoquaient, ma mémoire saturait, mes jambes couraient sans moi. Elles courent encore d'ailleurs. Et mes pieds fument tellement j'ai parcouru de kilomètres dans cette petite boutique...
Je ne sais pas quoi penser. je suis très déçu qu'ils ne m'aient pas prévenu qu'il y avait d'autres candidats au poste. Déçu aussi de m'être ruiné dans un costume pour leurs gueules. Content que ça soit terminé. je serais content s'ils me rappelaient, bien sûr que oui, mais voilà.
Je me sens con, je me sens bête....
Edit: deux films magnifiques à voir: Man to man
J'ai préféré le deuxième. vraiment....
17 mars 2006
Vomir
Ca fait du bien oui, de vomir. Ca soulage, ça efface, ça enlève. Ca laisse un drôle d'impression, mais ça fait du bien. C'est un mal pour un bien si on peut dire les choses comme ça.
Pas de retenue, pas de manières. On ouvre grand la bouche et on n'a même pas besoin de se forcer.
Peut être est-ce lié au temps qui s'adoucit, j'en sais rien moi. Mais c'est vrai qu'on se sent mieux. Peut être aussi est-ce lié aux nouvelles plus ou moins réjouissantes que l'on apprend en ce moment.
Il faut persévérer m'a-t-on dit, ne jamais s'avouer vaincu. Je persévère et je ne m'avoue pas vaincu. je fonce tête baissée, à vive allure, dans toutes le voies que l'on m'indique. Je n'ai pas peur de la casse. je suis le chemin, je trace la route, je trace ma route.
Je lis pas mal en ce moment. Je lis des poèmes, beaucoup, très beaux, très originaux, d'auteurs souvent inconnus. Des poèmes qui retournent le cerveau, qui remettent en cause le pourquoi de l'écriture, le pourquoi de la prise de parole....
Peut être que je ne comprends pas tout, sûrement à mon avis, mais je m'en fous(non pas tant que ça en fait). je prends ce que je veux.
J'écris aussi beaucoup. Je n'ai que ça à faire, vous allez dire, mais bon c'est encore une fois quelque chose que je n'arrive pas à exprimer, quelque chose qui ne veut pas sortir. C'est pourquoi j'écris, je relis ce que j'écris et j'ai du mal, je réécris, jusqu'à comprendre, mais je finis souvent par abandonner.
Pas de solutions, pas de clés, il me faut gratter gratter pour trouver.
Je repense sans cesse à ce clip d'Erykah badu en ce moment, "love of my life", où elle, sa bague, sa bouche et un mur me fouttent une grosse claque dans la tronche, juste un morceau un passage que je mets en boucle... J'aime bien ses fringues aussi dans le clip.
Puis, Lizz Wright que j'aime beaucoup et Keziah Jones qui revient.....
15 mars 2006
Every little thing is gonna be alright, don't worry baby!
Envie de chanter du Keziah Jones à tue tête. Merci Gaïa pour aujourd'hui, franchement.
J'ai la migraine, mais je m'en fous.
J'ai peut être du travail les enfants.
Je vous aime, je m'aime, je t'aime
Le monde est un gros coeur que je sers fort contre le mien (c'est trop cul ça!)
13 mars 2006
et ça va continuer longtemps?
La fac, c'est toujours pareil. Toujours bloqué... On verra bien demain comment ça se passe! Oui, encore une assemblée, encore un vote, encore des parlotages.
Même que j'ai pris la parole devant tout le monde et même que j'ai même pas eu peur!
Sinon, rien de bien passionnant dans Arès's life. Toujours de la recherche de boulot, toujours des salons et des forums en prévision. Toujours pas d'infos concrètes pour la pièce de théâtre. C'est ce qu'on appelle un flou artistique!
Il faut que je range ma chambre, mais je n'en ai pas le courage.
Il faut que je réponde à des mails, mais je n'en ai pas envie.
Il faut que je lise vbos blogs, mais le temps me manque.
Si, je vous aime toujours promis, mais bon....
Plein de bisous
07 mars 2006
Plus on est de oufs, plus on golri!
Comme quoi, un colis peut mettre du soleil dans une journée assez sombre. Je ne vais pas refaire un post sur l'attente, je pense que ça ferait un peu beaucoup en si peu de temps. je ne sais pas si vous vous êtes déjà relus, mais moi, si.
Enfin je veux pas dire que je vous ai relu, mais que je me suis autorelu. c'est une catastrophe.
Je veux pas dire non plus que je vous relis jamais, mais ne vous autorelisez pas....
Alors demain... Cours? Pas cours? PArtiel? Pas partiel? La fac ne répond pas au téléphone.
Je n'ai plus envie de faire semblant d'être en vacances alors que je suis censé être en cours... Mais bon, ça fait plaisir quand même de dormir comme un gros porc, de sortir les week-ends sans rien à fêter, de squatter la télé et l'internénet sans avoir mauvaise conscience.
Je sais, c'est une obsession chez moi en ce moment, mais il faut que je trouve quelque chose de méga génial cet été. Parce que c'est le dernier été de jeune que je vais passer. Après, il faudra bosser. Et nosser pour de vrai, arrêter de rigoler, commencer à rembourser, commencer à économiser....
Syndrome de Piteur Pan. Veux-je vraiment grandir?
01 mars 2006
black and white at the same time.
Encore et toujours là, pas cours à cause des grèves, même pas un petit cours où se faire chier. Rien, queud'.
Je comprends le combat, j'en parle même souvent, mais j'avais un partiel aujourd'hui, et ça, c'est pas cool!
Je m'en fous en fait, je sais que ça va être rattrappé.
Ca fait deux jours que je squatte à plein tube, alors que j'ai des tonnes de choses à faire, mais ça fait du bien.
Marre des candidatures spontanées. Je crois que j'ai dû faire plus de 100 demandes en même pas une semaine. Je trouve toujours ma boîte mail pleine de propositions de travil, mais je n'ai pas l'âge requis, ou je n'ai pas les compétences exigeantes qu'ils demandent, ou je ne corresponds pas à ce qu'ils cherchent.
MAIS ATTENTION! Ils gardent quand même ma candidature au cas où!!
J'adoore comparer les lettres de refus, je pourrais faire une thèse sur ça, facile!
Je suis impatient, c'est vrai, mais plus l'été approche, plus les refus s'accumulent. Sait-on jamais, peut-être vais-je recevoir une réponse positive!! inch'Allah.
Ce qui me fait rire aussi, c'est le Club med. Ils veulent des animateurs jeunes, ET expérimentés. Vous avez vu la contradiction? Peut-on vraiment être jeune ET expérimenté?
Je sais, I keep on complaining, et ça vous emmerde. Au moins, on est d'accord sur un point, c'est emmerdant.
Il est plus de 13h, je suis encore en pyjama, emmitouflé dans ma couverture en pilou, pas lavé, j'ai même rien mangé, et je trouve ça cool.
Tout le monde dit que ça ne rime à rien, mais moi je trouve ça cool. Chercher du boulot en pyjama, c'est pas la classe?
Bon, promis, cet aprèm, je m'ahbille et je fais quelque chose de mes dix doigts. Reste à trouver quoi...
Je rattrappe petit à petit mon retard dans vos lectures, et j'ai manqué quand même pas mal de choses. Ca fait du bien de vous retrouver quand même.
Je ne vais pas dire que ça m'a manqué d'écrire car je n'ai jamais autant écrit dans ma vie qu'en ce moment, mais c'est le feedback qui me manquait je pense. Tu avais vu juste.
Je suis en train de réviser ma pièce aussi en ce moment, et ça me fait du bien, cette perspective nouvelle de jouer. Même si c'est le flou pour les répétitions, car la fac est bloquée, il y a quand même derrière le petit stress de jouer, le petit stress du comment va-t-on faire pour répéter tant de choses en si peu de temps....
Puis l'arrivée du mois de mars, je sais pas, c'est bien. Le temps est merdique, certes, mais les jours s'allongent de plus en plus, et mon sourire aussi.
Au fait, je ne publierai pas le sonnet, "ode à l'Underground". Vous l'achetrez quand je le publierai.
Je pense que c'est assez pour aujourd'hui, et même que c'est assez de conneries à lire pour la semaine.


